Avec un tapis pour pas abîmer le parquet.

|

En partant au boulot lundi, rien ne me laissais penser que ma semaine serait différente des autres. Mes chantiers sont là, de petits dépannages sur la route me demanderont de me dédoubler parfois, du classique. Que du bonheur.

Quand mon patron m'a appelé lundi, rien ne me laissait penser que ma semaine serait différente des autres, une question anodine sur un chantier sans réel problème et puis : "Et puis, je te l'ai pas dit pour pas que ça se sache de trop encore, mais demain tu viens au bureau pour travailler quelques jours par semaine, le temps de boucler tes chantiers, enfin, on en reparlera hein ..."

- "Heu, ok."

Pendant la nuit je me suis dit que j'avais du mal comprendre, il doit y avoir quelques trucs à ranger ou à classer, un coup de main momentané qui me mettraient un pied dedans au passage. Mais en fait non.

A peine arrivé, toujours habillé en pouilleux (en bleu de travail quoi), je prépare mon matériel pour la semaine tout en sachant, que ça ne serait pas pour aujourd'hui. Une fois tout le monde parti, je monte dans le bureau et on commence tous à s'afférer à déménager quelques armoires à archives, je me dit encore que ce n'était plus ou moins que ça ... et puis non.

En fait, on fait de la place pour me faire un bureau, la secrétaire fait la liste des fournitures qu'il va me falloir, un tapis pour pas abîmer le parquet, une armoire, des crayon, du scotch, une agrafeuse ... Ah ouais ?

Voilà, je viens de passer dans les bureaux, pour de bon, comme ça, du jour au lendemain, sans l'avoir vu venir, sans l'avoir imaginé, sans m'y être préparé. J'ai même pas eut le temps d'en parler à ma mère encore ... Ca a toujours été "mon plan de carrière" comme on dit, mais je ne l'imaginait pas vraiment, pas avant quelques années, quand j'aurais estimé ne plus rien à a voir à apprendre de personne sur un chantier ... et puis non. Ils me parlent de clients, de dossiers, de signature de marché, de ne plus dormir la nuit, de ne pas compter les heures ... Ca va si vite !

Ce matin je vais arriver au boulot habiller comme un sou neuf. Tout le monde va me regarder bizarrement. Hier encore je travaillais dans le froid et la poussière, tout le monde dans la même galère, et d'un coup d'un seul, je me retrouve propulsé dans un bureau, là, au première étage, avec la clim et un tapis pour pas abîmer le parquet. Ils vont me voir là, perché sur ma chaise à roulette, pensant que je les regarde de haut alors que je suis tout aussi surpris qu'eux et que j'ai clairement le vertige encore.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Alors on prend du grade? ;)
Bon sinon des news de ta petite famille?
-Dalloway

CyberTedd a dit…

Ah bah pour des nouvelles plus fraiche je crois qu'il faut trainer sur Facebook maintenant ! ;)

Anonyme a dit…

jamais de la vie je m'inscris sur la fassebouque! Non mais! Et ton blog il est mort alors?
-Dallo

Sébastien a dit…

Excellent félicitation pour ton grade ;)
C'est une promotion à l'Américaine ?
Il faut que tu posts une photo de toi en costume cravate hé hé hé :D